arts visuels

Manon Pretto

Manon Pretto (1993), artiste plasticienne, travaille entre Paris et Clermont-Ferrand. Elle obtient un DNSEP à l'ÉSACM en 2020. Son travail prend source dans différents engagements personnels à l’échelle du territoire, comme avec Perou - Pôle Exploration des Ressources Urbaines, laboratoire de recherche action sur la ville hostile - ainsi qu’avec Yes We Camp, où elle saisit les enjeux de la création en situation et confirme son intérêt pour les alternatives à l’appréhension urbaine et à des problématiques d’hospitalité.

 

Son travail pluridisciplinaire, explore les limites entre le corps et l’image. Manon travaille, entre autres, sur les errances et sur la façon dont nous nous adaptons à notre environnement. Sa pratique est tournée vers l’univers de la science-fiction pour un environnement à prédominance urbaine et contient un aspect politique fort. Elle crée des objets prothétiques aux allures futuristes, pour créer des corps augmentés. Très proche des questions liées aux libertés individuelles et la façon dont elles peuvent être mises à mal de nos jours, son travail interroge les fragilités et mécanismes de pouvoir. 

 

Elle questionne également la place des corps, notamment minorisés et sexisés, dans l’espace public, et comment les hybrider, les déplacer, pour trouver des formes d’auto-défense, mais aussi de combat.

 

La pratique de collaboration est très présente, voire essentielle dans son travail, apportant des regards ouverts, croisés, permettant d’élargir les questionnements, et de laisser la place aux minorités d’exister en conscientisant aussi les espaces de privilèges. Une collaboration intersectionnelle permettant de laisser à tous les corps l’expression des besoins pour lutter ensemble. Ne pas parler à la place de, et ne jamais rendre invisible.

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