Open studio collectif

Institut français & lauréats commissions

Jeudi 22 mars 2018, à 18h

Cité internationale des arts
partenaires

Les artistes lauréats du programme de résidence de l’Institut français et des commissions de la Cité internationale des arts ouvriront les portes de leurs ateliers. Venus des quatre coins du monde ils partageront avec le public leurs travaux en cours et leurs expériences en résidence.

 

En parallèle, la première édition 2018 des débats de Dauphine Culture se tiendra dans l'Auditorium de la Cité internationale des arts et invitera à interroger l’articulation de la Culture dans la politique diplomatique de la France afin de cerner les actions mises en place aujourd’hui et leurs enjeux sur la scène internationale contemporaine (18h30).

 

  • Andrés Aizicovich (Argentine), arts visuels, atelier n°8408
    Diplômé en arts visuels de l'Université Nationale des Arts de Buenos Aires (UNA), il participe en 2012 au Séminaire dirigé par Mónica Girón au sein de l’Université Tocuato Di Tella. Il a plusieurs expositions personnelles à son actif dont la dernière en 2016, La voz del interior au Centre Culturel Recoleta. En 2017 il a reçu le Prix Braque décerné par l'Institut français pour une résidence de six mois à Paris.

    Son projet de performance intitulé Tu dois porter le poids parle de chevauchement de généalogies, de transmission orale des connaissances, de liens familiaux et de patrimoine culturel

 

  • Carla Andrade (Espagne), film, atelier 2005
    Carla Andrade est une artiste plasticienne espagnole diplômée en audiovisuelle et philosophie. Cette intersection entre le moyen d'expression visuelle et un champ proche de la réflexion est précisément l'une des facettes déterminantes de son œuvre. A travers la photographie, la vidéo, le cinéma, le son et l'installation, elle expose sa propre réalité langagière dans le but de générer du contenu et de la pensée par l'expérience esthétique et les états de conscience altérés. Elle utilise l'"élimination" et le "déni" comme une méthode de retour aux plus primitifs et inconscients; une expérience directe sans qu'il soit nécessaire de s'illuminer avec la raison, pour se situer dans une sorte de résistance à la dictature des structures et des schémas préétablis.


     

  • Julien Bouillon (France), peinture/vidéo, atelier 8419
    Julien Bouillon vit et travaille à Paris, FR. Son travail a été exposé à Rod Barton, Londres, et récemment au Camera Club de New York ou encore pour Le Bleu de la nuit, CCA Andratx, Majorque - Espagne, Run Run Run Run, Villa Arson, Nice et  Galerie Morille, Los Angeles.
    Julien Bouillon a travaillé ces dernières années à détourner un certain nombre de formats standardisés (tableaux, objets design, magazines) pour produire des objets spécifiques. Son travail s'est développé sur la base d'une approche multimédia et d'un intérêt permanent pour les technologies.

     
  • Karin Ferrari (Autriche/Italie), vidéo, atelier 8117
    Karin Ferrari utilise des matériaux visuels issus de la culture pop et de la vie quotidienne pour explorer le présent. Ses recherches artistiques se concentrent sur des récits spéculatifs de la sous-culture internet au croisement de la théorie académique, de l’imagination politique paranoïaque et des désirs utopiques ésotériques.
    Elle présente une sélection de vidéos de la série DECODING (THE WHOLE TRUTH), qui prétend révéler des messages cachés dans des clips vidéo et télévisés. Elle s’inspire de vidéos extraites de la plateforme YouTube de la contre-culture qui tentent de comprendre « ce qui se passe vraiment ».
     

  • Lydia Kann (U.S.A), arts visuels, atelier 8227
    Roman graphique basé sur l'histoire de sa famille à Paris avant la guerre, à Pau pendant la guerre et à New York après la guerre. Lydia Kann, artiste et écrivain américaine, créée des installations sculpturales en utilisant du charbon de bois et du papier.

     
  • Katarzyna Kalwat (Pologne), théâtre, atelier 8205
    Formée à la mise en scène à l'École de Varsovie et en psychologie à l'Université de Cracovie, elle est assistante à la mise en scène auprès de Krystian Lupa. Elle met en scène Holzwege au TR de Varsovie en 2016 (Prix de la mise en scène d'une pièce contemporaine). Ses spectacles ont la forme d'une répétition ouverte et mixent différentes formes : performance, happening, concert, installation. Elle explore les frontières du théâtre.
    Elle présentera pendant l’open studio son nouveau projet intitulé Extasis, récit autour de 3 femmes.

     

  • Abdulvahid Bukhoriy (Ouzbékistan), céramique, atelier 8415
    Originaire de Kagan, région de Boukhara, Abdulvahid « Bukhoriy » a déjà exposé à de nombreuses reprises en Ouzbékistan (musées des beaux-arts de Tachkent et Boukhara, galerie des arts plastiques d’Ouzbékistan à Tachkent) et participé à plusieurs missions archéologiques dans la vallée du Fergana et la région de Termez afin de reproduire les œuvres découvertes. Abdulvahid Karimov travaille notamment à ressusciter des techniques de l’école de céramique traditionnelle de Boukhara, pratiquement disparues depuis le début du XXème siècle. Sa marque reste à ce jour les inscriptions calligraphiques incorporées dans ses créations, reproduisant ainsi l’idée d’un caractère sacré. Il présentera, lors de l’open studio, son travail de céramique influencé par son expérience en résidence.

     

  • Céline Lastennet (France), sculpture, atelier 2040
    Sondant sans cesse les limites physiques et conceptuelles de la gravité du corps pour refléter les réalités de la vie contemporaine, la pratique de la sculpture va au-delà de la notion d’objet, c’est une expérience pour Céline Lastennet.
    Cette réflexion sur l’expérience s’incarne dans des propositions de sculptures étroitement liées à l’architecture et aux infrastructures de l'environnement quotidien. Lors de sa résidence à la Cité internationale des arts, elle a entamé des recherches sur la lecture des nouveaux réseaux de communication du Grand Paris, qui entre ciel et terre, exprime le désir utopique et paradoxal de l’Homme de défier les lois de la gravité tout en cherchant à s’ancrer davantage sur le sol.

     

  • Hura Mirshekari (Iran), arts visuels, atelier 8006
    Née en 1985 à Zarand, Hura Mirshekari étudie les mathématiques à Zābol et la peinture à l’université du Sistan-et-Baloutchistan à Zāhedān. Elle participe à des expositions en Iran, aux Etats-Unis et en France, où elle réside depuis 2016. Elle présente actuellement son travail dans le cadre de l’exposition Les vitrines de l’atelier des artistes en exil« Les exécutions en Iran occupent une place banale, sous le couvert de la Loi islamique. De nombreuses femmes en Iran, et particulièrement dans la province du Sistan-et-Balouchistan, sont exécutées ou en attente de l’être. Ma peinture est un cri de protestation contre les exécutions et le viol ». L’objectif de cette exposition est de montrer la situation des femmes dans cette Région d’Iran.

     

  • Sibyl Montague (Irlande), arts visuels, atelier 8123
    Sibyl Montague utilise la sculpture, la vidéo et l'installation. Elle est titulaire d'une maîtrise des beaux-arts du Collège d'Art et de Design de Chelsea à Londres et a exposé à l'échelle nationale et internationale. Elle est aussi co-fondatrice et co-commissaire de PLASTIK, une biennale de vidéo d'artiste à Dublin. Sa pratique explore l'arrangement des images et des objets qui circulent à travers des économies de richesse, de loisirs ou de pauvreté. Elle utilise diverses stratégies et techniques : appropriation, assemblage ou « piratage » d'objets. L’artiste explore des manières dissidentes d'aborder le matériau et de démocratiser la forme.

     

  • Amro Okacha (Egypte), bande dessinée, atelier 8401
    Artiste résident au Caire, il a étudié l’animation au sein du Higher Institute of Cinema. Il travaille actuellement comme illustrateur et se focalise sur la peinture et la bande dessinée avec pour objectif de concentrer son message dans ce cadre. Le projet qu’il présente s’intitule « vous avez été frappé par le syndrome de Paris en route » ou « limonade ». Un projet ne se déroule pas toujours comme prévu il est alors nécessaire de s’adapter et adapter sa recherche.

     

  • Natalia Pakula (Pologne), arts visuels, atelier 8211
    Natalia Pakula présente « Bad seeds », une sélection de nouvelles œuvres sur papier. Travaillant principalement avec la photographie et le collage, ses travaux récents révèlent l’intérêt de l'artiste pour les diverses figures de l'Autre ainsi que pour le caractère fragmentaire des images explorées en utilisant le montage, la décomposition et la déformation.

     

  • Marlies Pöschl (Autriche), arts visuels, atelier 2011
    Artiste et cinéaste autrichienne en résidence en partenariat avec le CAC Brétigny. Elle est co-fondatrice de Golden Pixel Cooperative, une plateforme pour les films d’artistes basé à Vienne, AT. Elle présentera les prémices de son projet Pepper Perceval. Co-créé avec des résidents de l’Essonne, ce projet explore le terme « empathie » et met en relation les émotions et la technologie.

     

  • Adjo’A Sika (Togo), musique, atelier 8207
    Née en 1987 à Lomé, formée au chant depuis l’âge de 7 ans dans la chorale gospel de sa paroisse puis de son université, et ensuite dans les clubs de jazz de la côte ouest-africaine, Adjo’A Sika est auteure-compositrice-interprète. Si la musique est sa vocation, elle s’épanouit également comme danseuse et plasticienne (peintre et potière). Enfin, pour marquer son engagement, cette jeune femme aux talents multiples, a fondé Akofa production, une entreprise culturelle dédiée à la promotion des arts togolais et à l’éducation artistique. Sa résidence Visas pour la création lui permettra de se frotter à de nouvelles esthétiques, d’expérimenter, pour nourrir un deuxième album qui valorisera dans un style moderne les rythmes traditionnels Agbadja et Kpété du sud du Togo.


     

  • Beth Weinstein (U.S.A), architecture, atelier 8323
    Beth Weinstein - architecte, créatrice, éducatrice et chercheure - explore les intrusions de l'architecture, de la politique, du travail et de la (in)visibilité dans la performance. Elle collabore actuellement avec l'artiste-chorégraphe Catherine Baÿ pour interroger spatialement et chorégraphiquement "l'apparence" (se manifester) et la "démonstration" (manifester) dans l'espace public.

     

  • Leto William (Brésil), arts visuels, atelier 8305
    Leto William utilise le dessin, la vidéo et le son. Il est professeur collaborateur en arts visuels à l'Université de Florianópolis (UDESC) dans les disciplines suivantes : Installation multimédias et Arts et médias. Dans l'exposition marquage il présentera "la sirène", une proposition sonore faite à partir des notes de sirène de police de la ville de Paris ; une vidéo intitulée "lavação" et une série de 100 dessins intitulée "démarcation". Les 3 œuvres traitent des conditions économiques, sociales et politiques de l'Europe et de l'Amérique latine.

     

  • Mehdi Yarmohammadi (Iran), arts visuels, atelier 8006
    Né en 1979 à Zabol, formé au dessin, à l’artisanat et à la peinture, Mehdi Yarmohammadi enseigne la peinture et la sculpture et participe à des expositions en Iran, au Danemark et en France. Il a participé récemment aux vitrines de l’atelier des artsites en exil. Son but est de représenter des vues emblématiques de cultures profondes et anciennes à travers des formes visuelles innovantes et des méthodes technologiques nouvelles, où se reflètent respect et considération clairvoyante de la Nature.

 

 

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The laureates of the artist-in-residence program of the Institut français and of the Cité internationale des arts peer-sessions open their studios. Coming from all over the world, they will share with the public their work in progress and their experiences in residence.

 

In parallel, the first 2018 edition of the debates of Dauphine Culture will be held in the Auditorium of the Cité internationale des arts and will invite to examine the articulation of Culture in French diplomatic politics in order to identify the actions implemented today and their stakes on the contemporary international scene (6:30 pm).

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