exposition

Clémence de La Tour du Pin

Un flétrissement soudain

du 21 octobre au 05 décembre 2020

Galerie Balice Hertling

Face aux facteurs environnementaux tels que la rareté de l’eau, la chaleur excessive ou la malnutrition, les plantes s’effondrent lentement sur elles-mêmes. On appelle cette détérioration, cette forme d’affaissement, "flétrissement".  En réduisant la zone de sa surface, une plante peut conserver le peu d’eau qui lui reste. S’il y a de la beauté dans la floraison et même dans la décomposition, il est moins facile de prescrire une valeur esthétique au flétrissement, qui est un état d’être liminal et ambigu, ni nourri ni desséché. 

 

Dans les peintures et les objets muraux de Clémence de La Tour du Pin, il y a des interstices de la peinture et de tissue qui deviennent des poches d’espace sur lesquelles le regard se pose. Dans les flaques tranquilles entre les structures squelettiques des œuvres, on imagine des fenêtres ou même des corps embaumés. De nombreux matériaux ont été collectés par l’artiste dans un ancien hôtel particulier qu’elle a visité dans sa jeunesse, avant sa dissolution et sa vente pour rénovation. La diversité des textures et des dessins produits par les matériaux obscurcit la réalité de leur source. L’artiste obtient un effet similaire dans ses peintures en représentant des morceaux d’images d’une porte intérieur en vitrail à New York City. Comme un bourgeon, ou une chrysalide, la densité psychique de ces œuvres rayonne vers l’extérieur tandis que se déploie des tons terrestres et des textures.

 

– Extrait du communiqué de presse de l'exposition Un flétrissement soudain​ à la Galerie Balice Hertling

 

 

Clémence de La Tour du Pin (France) est lauréate des commissions Arts Visuels de la Cité internationale des arts.

informations pratiques

Toutes les informations pratiques sur le site de la Galerie Balice Hertling.

Visite sur rendez-vous

lire aussi