festival

Visions d'exil 2018

Expositions

du 16 au 30 novembre 2018

Cité internationale des arts - Site de Montmartre
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Production Festival Visions d'exil : l'atelier des artistes en exil.

 

Coproduction : Palais de la Porte Dorée - Musée national de l'histoire de l'immigration et la Cité internationale des arts.

 

Avec le soutien de l'Onda.

 

 

 

 

Du 16 au 30 novembre 2018, la Cité internationale des arts accueille le second temps fort du festival Visions d'Exil sur son site de Montmartre, dans le 18e arrondissement, qui se transforme pour l’occasion en lieu d’exposition réparti sur 3 étages.

 

Les vendredis et samedis, la programmation se prolonge par des soirées festives qui déclinent performances, débats et concerts dans le grand salon du rez-de-chaussée, dont la scénographie a été confiée à l’artiste syrien Khaled Alwaera. La scénographie, conçue à partir de matériaux de récupération, constitue une installation à part entière, métaphore d’une transition entre deux mondes, servant à la fois d’espace de convivialité et de scène éphémère.

 

Récit(s)
Installation audiovisuelle de Lola Créïs & Philippe Ulysse

Que signifie faire le récit de sa vie, raconter son histoire ? La question se pose avec une acuité d’autant plus grande pour les exilés dont l’accession au statut de réfugié est conditionnée par leur histoire et la façon qu’ils ont de l’incarner. Dans le cadre de l’écriture d’un film documentaire, Lola Créïs et Philippe Ulysse mènent une réflexion sur le récit. Que raconte le récit, tant de celui qui le fait que de celui qui l’écoute ? Est-ce que tous les récits se ressemblent ? Un récit, est-ce une bonne histoire ?

 

D’après un workshop « La fabrique du récit » mené à l’atelier des artistes en exil, en juillet 2018 par Lola Créïs (France) et Philippe Ulysse (France). Son: Jérôme Petit (France)

 

 

Destiny in Exile
Photographies de Maral Bolouri

Destiny in Exile explore l'identité et l'enracinement. Destiny, en farsi sarnevesht, signifie littéralement « écrit sur la tête ». Le projet documente des portraits d'artistes en exil. Chaque artiste est présenté sous trois plans différents. Une image le représente avec une étiquette de son passé, un marqueur de ce qui l’a privé de liberté et d’identité et déraciné de sa patrie. Une autre le montre avec un stéréotype de la société où il s’est réfugié et où il espère s’enraciner. La troisième image est une définition de lui-même ou un message de l'artiste car l'expérience du déracinement pourrait le changer et le définir pour toujours.

 

Maral Bolouriaa-e (Iran), en résidence à la Cité internationale des arts.

 

 

Once there was a way to get back homeward / Once there was a way to get back home…* et 164 nuits
Installation collective et installation textile de Zina Katz

Un être humain est chanceux s’il possède le « bon » passeport. À promouvoir une immigration « choisie », les États souverains ont réduit l’hospitalité à des questions d’utilité. Les demandeurs d'asile sont triés en migrants désirables et indésirables. Les premiers reçoivent un titre de séjour, les autres sont condamnés à repartir. Qu'est ce que l'art peut offrir en réponse? Le public est invité à pénétrer dans une tente, faite des restes de la ville et de portraits d’exilés brodés et cousus, et à se demander ce qu’il lui appartient de faire...

164 nuits, c'est le temps passé par Zina Katz à Paris, à travailler avec l’atelier des artistes en exil. Elle confronte un portrait abstrait, reflet de sa subjectivité, et sa vie réelle au quotidien partagée avec des exilés. Elle brode des éléments qui témoignent de ses impressions sur le «problème» migratoire et de son passage dans la capitale.

 

D'après un workshop « Portrait et broderie sur textile » mené à l’atelier des artistes en exil par Zina Katz, de juillet à novembre 2018. *John Lennon & Paul McCartney, 1969. Zina Katz (Argentine) est lauréate de la Commission Arts Visuels de la Cité internationale des arts.

 

 

En lumière
Photographies de Mohamed Abakar

Qui sont ces hommes et ces femmes, arrivés au bout du grand voyage, en Europe ? Ils récupèrent des vêtements qu’on leur donne, s’habillent comme ils peuvent, accumulant des couches, l’hiver, pour se protéger du froid. Qui peut dire si celui-là vient de Somalie, du Soudan, d’Erythrée ou d’ailleurs ? Ils sont devenus anonymes. Ils sont des réfugiés. Mais devant l’objectif, dans leurs habits traditionnels, les voilà qui retrouvent leur véritable identité, leur origine, leur fierté, leur beauté. Ils sont dans leur lumière. Les corps sont libres, centrés.

 

Mohamed Abakar aa-e (Soudan).

 

 

Passage obligatoire
Sculptures de Carlos Lutangu Wamba

Arrivé en France en janvier 2017, Carlos Lutangu Wamba travaille à des sculptures qui reflètent son parcours et sa réalité : les angoisses et les inquiétudes liées à ses papiers, à sa famille restée au pays et à un pays inconnu; le phénomène migratoire; la vie d’un réfugié sans papiers et celle qui suit après la régularisation et le processus d’intégration. Il utilise des matériaux recyclés: papiers ramassés dans les transports et les bars, pièces de ferraille et plastiques. Il puise son inspiration dans la culture Kongo et la mixe avec des éléments modernes, s’inscrivant dans le courant de l’art contemporain africain.

 

Carlos Lutangu Wamba aa-e (République démocratique du Congo).

 

 

In Pursuit of Freedom
Photographies de Sara Farid

On fuit son pays par danger, parce qu’on ne peut plus survivre. On lutte pour s’adapter et se reconstruire dans un pays étranger, tout en essayant de conserver ses traditions. Pourtant, malgré la misère et la douleur de l’arrachement, l’espoir renaît. Loin des régimes tyranniques et des troubles politiques, filles comme garçons peuvent aller à l’école. Loin des cultures conservatrices, les femmes se mettent à ressentir le goût de la liberté. Des photographies qui traduisent le combat et la force des réfugié.e.s, des femmes et des jeunes filles qui rebâtissent leur avenir en France.

 

Sara Farid aa-e (Pakistan).

 

 

Exodus
Installation et peinture de Oroubah Dieb

Le déplacement des populations est au centre du travail de Oroubah Dieb qui le représente sous forme de collages rehaussés de peinture. Elle emprunte les couleurs bigarrées des tenues traditionnelles des paysannes syriennes. Pour Exodus, l’artiste déploie une longue fresque de personnes migrantes sur la route d’un nouveau refuge. Des sculptures faites de baluchons accueillent le public, invité à entrer dans une tente qui témoigne de la vie de ceux et de celles qui ont choisi le chemin de l’exil.

 

Oroubah Dieb aa-e (Syrie). Avec l’aide de Nour Chantout, plasticienne.

 

 

 

informations pratiques

Du mardi au dimanche, de 14h à 19h et les vendredis et samedis jusqu'à minuit.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

 

Vernissage des expositions : vendredi 16 novembre 2018, à 18h.
Soirée de clôture : vendredi 30 novembre 2018, à 20h.

 

Bar et restauration légère durant toutes les manifestations.

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