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Maya Rochat + Cyril Porchet

Living in a painting - Back from London

du 02 au 11 novembre 2018

Galerie - Cité internationale des arts
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Suite à l’impulsion donnée par Bienvenue Art Fair, la galerie Lily Robert et la Cité internationale des arts collaborent autour d’un nouveau projet en invitant Maya Rochat, artiste représentée par la galerie, et Cyril Porchet, artiste en résidence, à investir les espaces d'exposition de la Galerie de la Cité internationale des arts. A découvrir du 3 au 11 novembre 2018 (vernissage le 2 novembre, 18h).

 

Tous deux diplômés de l'ECAL, ils abordent le médium photographique côte à côte en mettant en scène leurs ateliers et leurs recherches picturales : des installations ouvertes et puissantes où la lumière devient peinture, la peinture négatif, le papier toile, etc.

 

 

Maya Rochat a cette capacité à porter son visiteur dans les excavations d'une pratique de la photographie totale, tridimensionnelle et expérimentale. Entamé il y a plusieurs années, le cycle Living in a Painting développe sa forme organiquement, au gré des lieux que l'artiste rencontre et des institutions qui l'invitent. Comme elle a pu le faire au Musée d'art moderne et contemporain de Toulouse - Les Abattoirs et à la Tate Modern de Londres, elle réalise des projections de live painting sur ses propres images. Ses propositions convoquent, dans un bain de couleurs psychédélique sanguinolent, une multitude de médiums : photographie, peinture, vidéo, etc. Avec ce cycle — confrontant les images à leur matérialité et à celle du monde — Maya Rochat crée un langage visuel de la contamination qui nous parle autant de la schizophrénie du flux continu des images que du recueillement à percevoir dans l'abstraction. En intervenant à plusieurs reprises sur des images qu'elle superpose, Maya Rochat bâtit un monde de rêverie qui s'amuse de la frénésie de leur circulation en nous arrêtant sur des fragments devenus icônes. 

 

Pour Shape of Light: 100 Years of Photography and Abstract Art — dernière exposition de Simon Baker à la Tate Modern (maintenant directeur de la Maison Européenne de la Photographie à Paris) —, Maya Rochat développait dans l'espace une photographie expériencielle. C'est parallèlement à l'exposition qu'elle a organisé Living in a Painting, une performance visuelle et sonore qu'elle a opérée avec l'artiste Buvette. Dans un espace immense, les images pendaient du plafond au sol, telles des bannières. À même le rétroprojecteur, l'artiste manipulait des photographies — réservoirs d'une réalité — de la nature minérale, désertique, argileuse, polluée... En venant appliquer un liquide sur la surface transparentes et lumineuses du projecteur, les images s'activent ; une abstraction suintante et iconoclaste qui évoque la chimie d'une destruction.

 

Soutenue par la galerie Lily Robert et dans le prolongement de son projet à la Tate, Maya Rochat intervient donc à la Cité internationale des arts pour conjuguer une nouvelle fois les médiums. Son oeuvre multi-supports et performative prendra alors toute sa dimension pendant un mois dédié à la photographie à Paris. 

 

 

Diplômé de l'ECAL à Lausanne (Suisse) et exposé dans différents musées et galeries, (entre autres à la Maison Européenne de la Photographie de Paris et au Museum für Gestaltung, à Zurich), Cyril Porchet s'ouvre à l'expérimentation et divulgue un nouveau chapitre de son travail pour cette exposition. Recyclant entre autres les négatifs de sa série sur les églises baroques (Vertigo, 20011-2012), il approche l'image avec une économie de la reconversion. Actuellement en résidence à la Cité internationale des arts, il élabore un travail de recherche sur le médium photographique en s'appuyant sur les images offensives de plafonds abondamment ornementés. Prenant une dimension plus sculpturale, il crée des images photographiques sans appareil et dévoile les rouages d'un protocole qui laisse une grande place au hasard. Pour ce faire, Cyril Porchet s'enferme dans une chambre noire et soumet le papier photosensible à plusieurs formes d'accidents chimiques, de contorsions ou projections lumineuses. Ainsi, dans une relecture autarcique, l'artiste assujetti son propre travail et s'engage dans une perception nouvelle de la photographie en tant que matrice et matière.

informations pratiques

Entrée libre (lun-dim, 11h-19h).

Vernissage le 2 novembre, à partir de 18h

 

 

Rendez vous le vendredi 9 novembre 2018 (21h), pour une performance accompagnée de la musique de Buvette.